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Le
roi Agoli Agbo, vers 1894
Les insignes du pouvoir royal sont le kataklè (tabouret tripode),
les afokpa (sandales), le avotita (pagne tissé et décoré
de motifs appliqués), le awè (parasol), le mankpo (récade),
le so (fusil) et le hwi (sabre).
Le tabouret et les chaussures légitiment le nouvel élu. Le
pagne, le parasol et la récade sont les attributs nécessaires
à sa présentation au public. La récade représente
aussi le roi en tout lieu et en tout temps, de son vivant comme après
sa mort. Le sabre et le fusil témoignent du caractère guerrier
de la royauté.
Le roi a un pouvoir mystique, religieux et temporel, et jouit de multiples
privilèges tels que le port de sandales et le transport en hamac.
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ADANDOZAN
(1797-1818): Son nom, son règne et ses symboles ont été
effacés de la tradition historique d'Abomey. On lui reproche d'avoir
usurpé le pouvoir à son frère, futur Guézo.
En réalité, nombre de ses actes semblent avoir été
attribués à Guézo. Il a été détroné
grâce à l'appui de Francisco de Souza, commercant d'esclaves
et ami de Guézo.
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AGOLI-AGBO
(1894-1900)
est l'ancien général de l'armée de Gbêhanzin.
Il a pour emblèmes une jambe et une pierre, un arc et un balai. Son
nom est tiré de la phrase: "Attention Agbomè! Allada
a trébuché mais n'est pas tombé grâce au soutient
francais". Le dernier roi du Danhomè exprime ainsi sa reconnaissance
à la france. La traité de protectorat qu'il signe avec le
Général Dodds limite considérablement son pouvoir et
e réduit à un chef traditionnel. Il sera bientôt déporté
et le Dahomè intégré à la colonie du Dahomey.
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AKABA
(1685-1708)
Est symbolié par le caméléon au sommet du fromager.
Explication: fort de mon expérience (à cause de l'âge
avancé de son accession au trône), je ferai lentement et sûrement
la grandeur du Danhomè. Il agrandit le royaume à l'est jusqu'au
fleuve Ouémé.
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GANYÉ
HESSOU
(1600-1620)
Il a pour emblème un oiseau et un tam-tam. Signification: "de
même que personne ne peut empêcher l'oiseau de chanter, on ne
peut empêcher le tam-tam de résonner".
Explication: nul ne peut empêcher Ganyé Hessou de donner des
conseils sur le trône de son frère, Dako.
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GLÈLÈ
(1858-1889)
Il a pour emblème le lion qui sème la terreur dans la forêt.
Son nom, tiré de la phrase allégorique: "nul ne saurait
soulever un champ labouré", témoigne de la puissance
du roi. Comme ses prédécesseurs, Glèlè mène
plusieurs campagnes militaires. Il permet également aux Fancais de
s'installer à Koutonou (Cotonou capitale du Bénin) pour faire
du commerce.
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HOUÉGBADJA
(1645-1685)
Il est parfois représenté par l'éléphant et
a pour emblème le poisson et la nasse. Signification: "le poisson
qui s'échappe de la nasse n'y retourne pas". Explication: "Je
ne retournerai plus dans le piège tendu par mes ennemis". Il
est le véritable fondateur du royaume du Danhomè qu'il organise
sur des bases légales. Sa devise, "faire le Danhomè toujours
plus grand" a été adopté par tous ses successeurs.
Houégbadja construit sa maison "Agbomè" (Abomey),
palais isolé par plusieurs murs dont le nom devient la capitale du
royaume.
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TÉGBÉSSOU
(1740-1774)
Il est symbolisé à la fois par un buffle habillé que
nul ne peut déshabiller, et une petite plante qui pousse en dépit
des feuilles qui jonchent le sol. Ces symboles célèbrent le
courage et la résistance du souverain au trône malgré
les convoitises et les adversité. Tégbéssou organise
le commerce des esclaves et installe un dignitaire (Yovogan) à ouidah
pour les relations avec les Blancs.
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Le
roi du Danhomè est un être sacré. Il porte plusieurs
titres : Dada (père de toute la communauté), Dokounnon (détenteur
et dispensateur de biens), Sèmèdo (maître du monde),
Aïnon (maître de la terre), Jèhossou (maître des
perles), etc. Son totem est le léopard. |
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Gravure
du roi Guézo vers 1820
Les sujets ne s'approchent de lui qu'en se prosternant dans la poussière,
en signe de respect, la poitrine et les pieds nus.
Treize rois se sont succédé à Abomey, avec chacun son
nom fort, tiré d'une phrase allégorique évoquant son
parcours, sa vision ou ses projets.
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AGADJA
(1708-1740) se compare à un bois vert tombé de lui-même
qu'il ne faut pas jeter au feu. Surnommé "le preneur de bateaux"
ou "le roi conquérant", il a mené de nombreuses
campagnes militaires pour agrandir le royaume. Malgré son échec
face aux Yorouba de Oyo, il consolide l'armée du danhomè (Bénin)
et utilise régulièrement les amazones (femmes guerrières)
au combat. La prise des royaumes d'allada (1724) et de Savi (1727) donne
au Dahomè l'opportunité de commercer directement avec les
européens
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AGONGLO
(1789-1797)
Il est représenté par l'ananas (Agon, qui désigne aussi
le fruit du rônier): "La foudre tombe sur le rônier, malgré
sa grande taille, y échappe". Allusion directe à la capacité
du roi à esquiver/surmonter les pièges et diffilcuté
de règne. Il se rend populaire par une série de réformes
sociales
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DAKO-DONOU
(1620-1645)
Est représenté par une jarre d'indigo et un briquet. ces deux
objets rappellent un fait d'armesalors qu'il se trouvait encore à
Allada: une fois son ennemi, Aizonou Donou, tué, le coeur du vaincu
fut placé dans une jarre que Donou fit rouler sur le sol. Dako Donou
réussit à établir solidement la domination des gens
venus d'allada sur le plateau d'Abomey.
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GBÊHANZIN
(189-1894)
Tire son nom fort de la phrase: "Le monde tient l'oeuf que la terre
désire". De fait, il est symbolisé par l'oeuf ou encore
par le requin féroce capable de dévorer les blancs qui veulent
lui prendre sa terre. Jaloux de l'indépendance et de l'intégrié
territoriale du Danhomè, Gbêhansin lutte farouchement contre
les envahisseurs francais. Il est considéré comme l'un des
plus grands résistants africains aux conquêtes coloniales.
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GUEZO
(1818-1858)
Est symbolisé par un buffle non habillé. Signification: Le
buffle devenu puissant traverse la ville sans rencontrer d'obstacles. Explication:
Les ennemis du roi ne peuvent rien contre lui. Il réorganise l'armée
qui comprend des amazones et des soldats bien entrainés. Son règne,
marqué par de nombreuses guerres, permet au Danhomè de s'affranchir
de la domination politique d'Oyo. Guézo encourage la plantation des
palmiers à huile,la culture du manioc, du mais, du bananier, de l'arachide.
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KPINGLA
(1774-1789)
Son nom signifie "le caillou n'a pas froid dans l'eau". Explication:
le roi est capable de faire face victorieusement à tous les périls.
Son emblème est un passereau. Kpingla poursuit l'oeuvre de Tégbèssou
et mène plusieurs campagnes militaires.
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